Mères au travail face aux injustices dans le milieu professionnel

Meres au travail c'est tres commun de nos jours

Mères au travail, rien de nouveau de nos jours

Le monde de travail offre généralement peu de possibilité aux femmes d’avoir un long congé de maternité (1 an) et de retourner travailler à temps partiel. Ce manque de flexibilité est en effet l’une des dures réalités que les mères au travail doivent faire face avant et après la naissance de leurs enfants. Nous sommes soumises à des pressions quand nous devrions nous focaliser sur notre bien-être et celui de nos bébés.

Il y a de cela deux mois que j’ai repris le travail (à temps partiel), après une année de congés de maternité. A première vue, on dirait que j’ai de la chance, mais cela n’ était pas un acquis. Comme beaucoup de mères au travail, je n’avais pas échappé à ce problème de manque de flexibilité. Pour une mère qui a une carrière professionnelle, rester une année en dehors du monde de travail est souvent perçu comme un recul, ou encore un manque d’ambition professionnelle de sa part. C’est sous ce contexte que ma patronne demandait à ce que je reprenne le boulot le plutôt possible. J’avais poliment décliné sa proposition, et éventuellement j’avais démissionné de mon poste. Après une année je me suis trouvée un nouveau travail à temps partiel qui permet aussi de bien m’occuper de ma fille.

La super maman

La super mère au travail qui fait tout

Ce problème des mères au travail souligne l’hypocrisie de nos sociétés. On encourage les femmes à l’excellence professionnelle, et en même temps on attends d’elles de remplir la grande partie des tâches ménagères avec peu de flexibilité professionnelle. Le pire est de voir des mères qui ont connus cette pression et ce manque de flexibilité dans le monde de travail les normaliser et vouloir les imposer à d’autres femmes. Ma patronne, par exemple, m’avait raconté comment elle avait repris le boulot très peu après son accouchement pour me convaincre de retourner vite au travail. Bien qu’elle semblait en être fière, c’était clair qu’elle n’avait pas d’autres choix que d’y retourner au risque de perdre une position à laquelle elle tenait.

Amber Scorah et son fils avant sa mort

Amber Scorah et son fils avant sa mort

Comme ma patronne, beaucoup d’autres mères au travail sont poussées à travailler tout au long de leur grossesse et retourner à leur profession peu après leur accouchement, souvent contre leur gré. En 2015, une mère américaine au nom de Amber Scorah était contrainte de retourner au travail 3 mois après son accouchement. Elle demanda à ses supérieurs de prolonger son congés de maternité mais on le lui refusa. Alors pour ne pas perdre les bénéfices du boulot dont les frais médicaux de sa famille, elle y retourna et inscrit son fils dans une crèche pas loin de son bureau. Mais malheureusement pour elle, il mourut quelques heures après son premier jour à la crèche.

Certains se demandent pourquoi les femmes prennent le risque de se séparer de leurs enfants au profit de leurs carrières. Regardez autour de vous pour comprendre la situation. Nous vivons dans des sociétés de consommation qui nous poussent à aspirer à des modes de vie qui vont au delà de nos moyens, d’ où l’ abondance des prêts. Nombreuses sont les familles qui empruntent de l’argent pour s’acheter une maison, une voiture, se payer des vacances et ainsi de suite. En plus dans beaucoup de pays, y compris ceux qui sont “développés” tel que les US, l’accès aux services fondamentaux tel que se faire soigner est cher et souvent compenser par son (bon) travail. Par conséquent, pour les familles moyennes qui ne gagnent pas beaucoup d’argent, l’apport financier des mères au travail est vital pour leur survis.

pret-bancaire

C’est excellent d’encourager les femmes d’ être meilleures au travail comme au foyer. Mais il faudrait aussi mettre en place un système efficace pour protéger celles qui demandent la flexibilité sur leur retour au travail; au moins pendant les neuf premiers mois après l’accouchement. N’oublions pas qu’on peut refaire sa carrière ou rattraper son recul professionnel, mais les premiers moments précieux et souvent spontanées d’un enfant tel que marcher et parler ne se rattrapent pas. La première année de l’enfant est important pour son développement et la présence de la mère pendant ce temps est donc vital. Pourquoi a-t-on tant de mal à reconnaître cela et à accorder aux mères au travail cette flexibilité?

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