Le tshoko, ce signe d’un mal être profond qui détruit

La transformation de la rappeuse Lil Kim Tshoko

Tshoko: La transformation de la rappeuse Lil Kim

Si vous aussi vous avez vu le nouveau look de Lil Kim, la rappeuse Américaine, vous vous êtes certainement demande ce qu’elle s’imaginait. Elle est pratiquement devenue blanche. Alors que ses fans déplorent cette transformation, la rappeuse semble être très bien dans sa nouvelle peau.

ça choque beaucoup, mais n’a t-elle pas une mentalité identique avec nos sœurs et frères noires qui mettent du tshoko à fond (tshoko=s’eclaircir la peau)? La seule difference avec ceux la est que Lil Kim ne fait pas des bricolages à la Caro light ou au javel; son compte bancaire lui permet de consulter des professionnelles pour son tshoko.

La diva Malienne Oumou Sangare est bien connu pour son #tshoko

La diva Malienne Oumou Sangare est bien connu pour son choix du tshoko

Le phénomène tshoko, bien qu’on en rie des fois, révèle un malaise sérieux qui gangrene notre société: le manque d’estime de soi. Les personnes qui se sentent très mal dans leur peau sont des plus en plus nombreuses de nos jours. Nous connaissons tous quelqu’un qui est prêt à tout pour changer plus d’un aspect de leur apparence physique. Dans la communauté Afro à travers le monde le tshoko est sans doute l’une des manifestes les plus répandues de cette difficulté de s’accepter tel que l’on est. L’histoire du peuple noire ainsi que les campagnes des médias qui favorisent la « beauté blanche » y sont pour quelque chose.

En Afrique, par exemple, nombreux sont ces Africains qui demeurent victimes de la mentalité coloniale mettant la femme à la peau claire (blanche) au dessus de celle à la peau foncée (noire). Ce n’est donc pas étonnant de voir beaucoup de femmes Africaines se mettre au tshoko pour se rendre « belles » aux yeux de ses hommes. Pourtant il y a des hommes et femmes qui choisissent leurs compagnons (compagnes) sur des critères plus solides que ceux du physique. En plus, il est certainement plus facile de s’accepter et chercher un (e) partenaire qui vous aimerez tel que vous êtes que de se détruire la peau. Mais beaucoup choisissent l’auto destruction.

On remarque aussi que la plupart des personnes qui mettent du tshoko n’admettent jamais utiliser les crèmes éclaircissantes. Elles avancent toujours des raisons, les unes aussi drôles que les autres,  pour justifier leur éclaircissement: « c’était l’hiver donc avec moins de soleil ma peau a éclaircit » , «  Je n’utilise que le Topicreme, Derexyle, Cocoa butter etc ». « Je reviens du pays et le soleil de là-bas est bon pour la peau ». S’il vous plait, si vous n’assumez pas votre tshoko, épargnez nous au moins de ces mensonges…

Le peu des personnes qui sont fières de leur tshoko préfèrent comparer cette pratique au maquillage. Avez vous déjà entendu quelqu’un developer un cancer ou d’autres conditions sérieuses à cause de leur maquillage? Moi, non. Mais nous voyons comment ceux qui mettent du tshoko développent des problèmes de peau, tels que l’effet Coca Fanta (teint non unifié), les taches noires, et la peau qui rougit. Ce ne sont là que quelques effets des agents toxiques que l’on trouvent dans les produits éclaircissants. Donc du moment où vous préférez une version détruite de votre peau, que vous le vouliez ou pas, vous êtes mal dans votre peau, vous manquez d’estime de soi.

La destruction de la peau #tshoko

La destruction de la peau due au tshoko

Tshoko

L’effet Coca-Fanta du tshoko

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le comble dans tout ça c’est de voir que ces effets néfastes si visibles ne dissuadent pas les autres à se mettre au tshoko. Bien que, dans nos pays Africains l’histoire du tshoko est un peu plus compliqué. Nombreux mettent du tshoko volontairement, mais beaucoup le font aussi  parce qu’ils sont pauvres et sous informés.

Au Congo (Kinshasa), par exemple, il est plus facile et moins cher de s’acheter des crèmes éclaircissantes que celles qui gardent la peau naturelle. Dans un pays où la population est très pauvre, ceci est un problème sérieux. Je connais des personnes qui veulent regagner leur peau naturelle, mais ne peuvent pas à cause du coût des produits sans hydroquinone. Les pauvres n’ont donc pas souvent d’autres choix que de se contenter des crèmes qui nuisent à leurs peaux. Ma pauvre Afrique…

Ce n’est pas notre place de juger ceux qui mettent du tshoko ni de les forcer a d’abandoner cette pratique toxique. Ils ont fait leur choix, et y renoncer sera aussi leur choix… Mais nous devons parler de ce phénomène et de ses effets néfastes, dans l’espoir que cela emmène certains à la raison. Nous devons aussi encourager nos amis (es) et famille de developer leur amour propre et leur estime de soi, car sans cela on est sous l’emprise de toute mode et de toute influence.

Black is beautiful, soyez noir et fière mes frères et sœurs.  Aimez vous tel que vous êtes et arrêtez avec cette pratique toxique qui est le tshoko.

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